FACEBOOK le doigt sur la détente, BLABLACAR en ligne de mire

Nous le savons tous, Facebook dispose aujourd’hui d’un tel poids qu’on lui attribue souvent une puissance comparable à celle d’un état. A tel point qu’il a le pouvoir de vie ou de mort. Et si l’envie lui prenait de liquider Blablacar ? Une seule application mettant en relation des co-voitureurs sans aucune commission et le leader mondial du covoiturage devient obsolète.

Ne sous-estimons pas Facebook

C’est un fait, avec plus d’1,8 milliards d’utilisateurs, Facebook est incontestablement le leader des réseaux sociaux au monde. Tout le monde est sur Facebook ! Il pourrait donc créer une plateforme mettant en relation conducteurs et passagers comme Blablacar mais gratuitement. Etant donné sa large communauté, il sera simple de trouver des trajets communs entre utilisateurs et ainsi partager les frais de déplacements.

De plus, l’algorithme du géant américain est trop bien étudié. Il permet de cibler avec une précision folle les intérêts et intentions de ses internautes. Et d’ainsi proposer la publicité adaptée au moment opportun. Et oui ! Il ne faut pas oublier que nous offrons une mine d’or d’informations (personnelles!) quotidiennement. Facebook base également son business model sur la revente des informations récoltées sur ses utilisateurs.

Pourquoi tout le monde est sur Facebook ? La réponse est simple : les effets de réseaux.En effet, vous êtes sur Facebook car votre entourage y est et votre entourage y est car leur entourage y est, et ainsi de suite : c’est un cercle vertueux. Plus ce réseau social est utilisé, plus il prend de la valeur.

L’esprit du covoiturage dénaturé par Blablacar

Le monde dans lequel nous vivons où seul le profit est roi pousse les individus à chercher à monétiser tout et n’importe quoi ! Le covoiturage, censé être un acte de partage, d’aide et de solidarité. C’est du stop organisé en quelque sorte et dont le but est de favoriser la limitation d’émission de CO2 est devenu un business. Jusqu’en 2011, Blablacar était un service gratuit mais dans une société post capitaliste, tout devient payant.

Cependant, il est vrai que la plupart des utilisateurs de Blablacar utilise cette plateforme n’en trouvant aucune autre aussi performante et simple d’utilisation. Le système d’avis reste une révolution. Tomber sur un mauvais conducteur, un passager soporifique ou encore une personne jamais à l’heure, est devenu de plus en plus rare grâce aux avis laissés par les précédents utilisateurs.

Mais le business model de Blablacar révolte les internautes car il ne s’agit plus de l’esprit du covoiturage mais bien d’un business. C’est ce qui rend Blablacar bancale et le fragilise, dénaturer un esprit communautaire pour faire du profit n’est pas au goût de tout le monde. Facebook, lui, n’aurait pas ce problème. Ainsi Blablacar est à sa merci, en effet son business model est solide et réfléchi . Mais facilement détrônable par le mastodonte des réseaux sociaux.

Toutes les cartes sont entre les mains de Facebook

N’oublions pas les petits pompistes. Ceux qui ont fermé leurs portes jour après jour après l’arrivée des grandes surfaces sur le marché de la vente de carburant. Et oui, les grandes surfaces ont le pouvoir de vendre l’essence à prix coûtant. Contrairement aux pompiste indépendants. Les grandes surfaces ont une autre source de revenu grâce à leurs magasins d’alimentation. Il vous “donne” du carburant pour vous vendre des pâtes. Pour Facebook c’est pareil, car leur business model est déjà bien établi et rentable. C’est pourquoi, Facebook n’a pas besoin de faire payer ce type de service car il gagne leur vie avec les publicités et les données récoltées.

Pas besoin non plus d’un business model ultra complexe (contrairement à Blablacar qui n’a visiblement toujours pas trouvé le bon). Il suffit d’instaurer une plateforme qui met facilement en lien ses adhérents avec un système de recherche permettant de rapidement trouver le trajet souhaité et y rajouter un système d’avis (histoire de ne pas tomber sur un éventuel psychopathe). Pour assurer nos arrières il nous suffira de se mettre dans la peau de Mr Robot en allant explorer le profil du voyageur.


Quand est-ce que la funeste sentence s’abattra sur Blablacar ? Aujourd’hui, Facebook est clairement maître de son sort et peut décider à tout moment de rendre obsolète le numéro 1 mondial du covoiturage par sa seule plateforme.

Zoé, Louise et Mohamed

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